Médecine dentaire sociale

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Lorsque l’argent manque

Les patients qui rencontrent des difficultés financières ne doivent pas renoncer aux traitements dentaires pour autant. Les possibilités de soutien financier sont multiples. Les frais sont pris en charge si le traitement est nécessaire, approprié et économique. La plupart du temps, la question de la prise en charge doit être clarifiée avant le traitement, sauf bien entendu en cas d’urgence.

Qui prend quelles prestations en charge ?

Prise en charge par l’aide sociale ou l’AVS/AI

Les institutions et services sociaux ainsi que les organes d’exécution cantonaux AVS et AI compétents en matière de prestations complémentaires et transitoires prennent en charge, en cas de difficultés financières, les soins dentaires nécessaires, économiques et appropriés. Les traitements qui relèvent des désirs personnels ne sont pas pris en charge, car c’est la collectivité qui supporte les frais. 

La plupart des services sociaux cantonaux évaluent ces cas en consultant les directives élaborées par l’Association des médecins-dentistes cantonaux de Suisse. Les services compétents prennent à leur charge les soins d’urgence et les traitements de la douleur, ainsi que les contrôles annuels ou les prestations d’hygiène dentaire. Pour les soins plus importants, le médecin-dentiste doit certifier que le patient collabore activement, par exemple en ayant une bonne hygiène bucco-dentaire. Pour les enfants, beaucoup de communes accordent un soutien financier dans le cadre des soins dentaires scolaires.

Prise en charge dans le domaine de l’asile

L’aide sociale cantonale prend en charge les soins dentaires des réfugiés, raison pour laquelle elle détermine quels sont les traitements qu’elle peut financer ou non. Elle ne finance que les premiers soins urgents permettant aux patients d’éviter la douleur et de pouvoir mâcher. Les réfugiés sont : des personnes en attente d’une décision d’asile (livret N), des étrangers admis à titre provisoire (livret F) et des personnes à protéger (livret S). La question de la prise en charge doit être clarifiée avant le traitement. Les réfugiés ne peuvent se rendre directement chez le médecin-dentiste qu’en cas d’urgence.

Autres prises en charge possibles

Il arrive que des patients n’aient pas les moyens de financer eux-mêmes leur traitement sans pour autant pouvoir prétendre à l’aide sociale. Il existe dans ce cas plusieurs solutions :

Variantes de traitement plus avantageuses : les patients qui n’ont pas les moyens de financer leur traitement doivent en discuter avec leur médecin-dentiste.  Généralement, il y a plusieurs variantes de traitement et des solutions moins coûteuses pour les budgets plus modestes.

Les communes prennent en charge, en cas de difficultés financières, les soins dentaires nécessaires, économiques et appropriés. Les traitements qui relèvent des désirs personnels ne sont pas pris en charge, car c’est la collectivité qui supporte les frais. La plupart du temps, la question de la prise en charge doit être clarifiée avant le traitement.

Fonds et fondations : les patients ayant des difficultés financières peuvent demander l’aide de fonds indépendants et de fondations.